Arlequin
Arlequin est originaire de la ville de Bergame. Tout comme les habitants de cette basse ville, il est sot. Au coeur de la commedia dell’arte, il est le symbole de la vie, du mouvement et des fantaisies. C’est vers 1671 que l’on voit apparaître ce personnage tel qu’on le connaît. Au départ, Arlequin admiré des enfants était plutôt naïf et rustre. Plus il a été incarné, plus son côté vif et rusé c’est allié à une immoralité et un cynisme. Un peu comme un chien, il est gentil et fidèle, mais aussi paresseux et adore manger. Sa débrouillardise et son optimiste le poussent à trouver des solutions à tout. Il peut accomplir toutes sortes de pirouettes et d’acrobaties. Valet de métier, Arlequin portait un habit rapiécé de divers tissus. C’est seulement au XVIIe siècle que son costume se raffine et que le tissu est fait de triangles colorés jaunes, verts, bleus et rouges. Il est coiffé d’un chapeau orné d’une queue de lièvre et est chaussé de souliers plats et légers. À sa ceinture est accroché un gourdin et sa bourse si vide soit elle.